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La climatisation réversible éligible à la TVA à 5,5% 

LA CLIMATISATION REVERSIBLE ELIGIBLE à la TVA à 5,5%

Vous envisagez d’installer une pompe à chaleur air/air pour chauffer votre logement l’hiver et le rafraîchir l’été ? La nouvelle est tombée en plein cœur de l’été 2026 : la TVA sur ces équipements vient de baisser fortement. Un arrêté publié le 17 juillet 2026 fait passer le taux de TVA applicable au matériel de 20 % à 5,5 % pour les pompes à chaleur air/air réversibles, sous certaines conditions. PAC Energie vous explique en détail ce qui change, qui est concerné, et combien vous pouvez économiser.

Ce qu’il faut retenir en une minute

  • Depuis le 18 juillet 2026, les PAC air/air réversibles éligibles bénéficient d’une TVA à 5,5 % sur le matériel, contre 20 % auparavant.
  • Cette baisse découle de la loi de finances 2026 et d’un arrêté d’application publié au Journal officiel le 17 juillet 2026.
  • Elle ne s’applique pas à tous les modèles : seuls les appareils atteignant un certain niveau de performance énergétique sont concernés.
  • La pose reste taxée à 10 %, ce taux ne change pas.
  • L’installation doit être réalisée par un professionnel, dans un logement achevé depuis plus de deux ans.
  • Sur une installation à 6 000 €, l’économie peut atteindre environ 850 €.

Pourquoi cette baisse de TVA sur les PAC air/air ?

Jusqu’à présent, la fiscalité des pompes à chaleur créait une distorsion assez injuste pour les particuliers. Les PAC air/eau et les PAC géothermiques bénéficiaient déjà d’une TVA réduite à 5,5 % depuis plusieurs années, car elles étaient considérées comme des équipements de rénovation énergétique à part entière. Les PAC air/air, elles, étaient reléguées au rang d’équipement de confort, taxées au taux plein de 20 % sur le matériel, avec seulement la main-d’œuvre à 10 %.

Cette distinction posait un vrai problème face à la réalité du terrain : les vagues de chaleur se multiplient en France, et la PAC air/air reste la solution la plus accessible pour rafraîchir un logement tout en assurant le chauffage l’hiver, contrairement à un climatiseur mobile ou à un système de climatisation pure. Le sujet a été porté par Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du Logement, dans le cadre du projet de loi de finances 2026, avec l’objectif affiché d’encourager l’installation d’équipements de chauffage et de rafraîchissement performants, tout en accompagnant les ménages face aux épisodes caniculaires.

Le calendrier a même été légèrement avancé par rapport aux annonces initiales, qui évoquaient une entrée en vigueur à la rentrée de septembre 2026. Les canicules successives du printemps et de l’été ont visiblement pesé dans la décision d’accélérer la publication de l’arrêté, publication d’ailleurs saluée par la Fédération Française du Bâtiment (FFB), qui avait fait pression pour l’obtenir.

Le cadre légal : ce que dit précisément le texte

La mesure s’appuie sur deux textes :

  1. La loi de finances 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026), dont l’article 92 modifie l’article 278-0 bis A du Code général des impôts pour intégrer les PAC air/air dans le champ du taux réduit de TVA.
  2. L’arrêté du 13 juillet 2026, publié au Journal officiel n° 0165 du 17 juillet 2026, qui vient préciser les caractéristiques techniques que doit respecter un appareil pour ouvrir droit à ce taux réduit.

L’arrêté modifie également l’article 30-0 D ter de l’annexe IV du Code général des impôts. Il est entré en vigueur le lendemain de sa publication, soit le 18 juillet 2026. C’est donc à cette date précise que le nouveau taux s’applique pour tous les devis signés et installations réalisées.

Quelles PAC air/air sont concernées par le taux réduit ?

C’est le point sur lequel il faut être le plus vigilant, aussi bien pour vous en tant que particulier que pour nous en tant qu’installateur : tous les modèles de PAC air/air ne sont pas éligibles. L’arrêté fixe une exigence de performance énergétique précise, basée sur l’étiquette énergétique de l’appareil.

Pour les appareils jusqu’à 12 kW, les critères sont les suivants :

Type d’appareilClasse énergétique minimale requise
Mono-splitA++ (chauffage et refroidissement)
Multi-splitA+ (chauffage et refroidissement)

L’appareil doit par ailleurs remplir plusieurs conditions cumulatives :

  • Être réversible (chauffage et rafraîchissement)
  • Être fixe (les climatiseurs mobiles ne sont pas concernés)
  • Pouvoir être connecté à un réseau numérique (pilotage à distance)
  • Respecter les nouvelles règles européennes relatives aux fluides frigorigènes
  • Atteindre une efficacité énergétique saisonnière minimale définie par l’arrêté

En pratique, cela signifie que les modèles d’entrée de gamme, souvent moins performants, resteront taxés au taux normal de 20 %. C’est un point important à clarifier avec vos clients dès le premier échange, pour éviter toute mauvaise surprise au moment du devis.

Les conditions liées au logement et à l’installation

Au-delà des critères techniques de l’appareil, deux conditions administratives s’appliquent, comme pour la plupart des dispositifs de TVA réduite dans le bâtiment :

  • Le logement doit être achevé depuis plus de deux ans. Les logements neufs ou en construction ne sont pas éligibles au taux réduit.
  • La fourniture et la pose doivent être assurées par un professionnel. Si un particulier achète l’appareil pour l’installer lui-même, il ne pourra pas bénéficier du taux de 5,5 % sur le matériel. Il ne suffit pas non plus de faire appel à un professionnel seulement pour la pose : la fourniture du matériel doit également passer par lui.

Ces deux conditions renforcent l’intérêt de passer par un installateur RGE (Reconnu Garant de l’Environnement), qui reste par ailleurs indispensable pour mobiliser d’autres aides comme les Certificats d’Économie d’Énergie.

Quel est le nouveau taux de TVA applicable, concrètement ?

Pour bien comprendre l’impact, voici un récapitulatif des taux applicables à une PAC air/air avant et après le 18 juillet 2026, pour un logement de plus de deux ans :

PosteAvant le 18/07/2026Depuis le 18/07/2026 (appareil éligible)
Matériel (achat de la PAC)20 %5,5 %
Main-d’œuvre / pose10 %10 % (inchangé)

L’écart entre l’ancien et le nouveau taux sur le matériel représente 14,5 points de TVA, ce qui n’est pas négligeable sur le montant total d’un projet.

Combien pouvez-vous économiser ?

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Voici deux exemples concrets, pour donner une idée réaliste de l’économie réalisable selon la taille du projet :

  • Petit appartement, PAC mono-split à 2 500 € : la baisse de TVA représente environ 360 € d’économie.
  • Maison individuelle, PAC multi-split à 6 000 € : l’économie atteint environ 850 €.

À titre indicatif, les tarifs du marché se situent généralement entre 2 000 € et 4 000 € pour un mono-split, et entre 4 000 € et 15 000 € pour un multi-split, hors pose. Le coût d’installation, lui, varie en général entre 500 € et 2 000 € selon la configuration du logement et la complexité des travaux.

Peut-on cumuler cette baisse de TVA avec d’autres aides ?

C’est une question que vos clients vont légitimement se poser, et la réponse mérite d’être nuancée.

Les Certificats d’Économie d’Énergie (CEE) restent mobilisables pour l’installation d’une PAC air/air, avec des montants pouvant atteindre jusqu’à 1 500 € pour les ménages aux revenus les plus modestes. Cette aide peut donc se cumuler avec le taux de TVA réduit.

MaPrimeRénov’, en revanche, reste hors jeu pour la PAC air/air. Ce dispositif de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) continue de considérer la PAC air/air comme un équipement de confort plutôt que de rénovation énergétique au sens strict. Elle n’est pas éligible au parcours par geste. Certains projets de rénovation d’ampleur incluant une PAC air/air dans un bouquet de travaux plus large peuvent, dans certains cas, ouvrir droit à une aide, mais ce n’est pas la porte d’entrée principale pour ce type d’équipement.

Il reste à vérifier au cas par cas si d’autres cumuls, notamment avec des aides locales ou régionales, sont possibles selon votre territoire.

Ce que ça change pour votre projet de PAC air/air

Si vous aviez mis votre projet d’installation en attente à cause du coût, c’est le moment de le relancer. La baisse de TVA, combinée aux CEE pour les foyers éligibles, réduit sensiblement le budget nécessaire, tout en vous équipant d’une solution qui répond à deux besoins à la fois : le chauffage en hiver et le rafraîchissement pendant les épisodes de forte chaleur, de plus en plus fréquents.

Le point de vigilance à retenir avant toute signature de devis : vérifiez systématiquement que le modèle proposé respecte bien les critères de performance énergétique de l’arrêté (classe A++ en mono-split, A+ en multi-split jusqu’à 12 kW). C’est ce critère, et lui seul, qui détermine si vous bénéficiez du taux à 5,5 % ou si vous restez au taux de 20 %.

Chez PAC Energie, nous avons intégré ces nouveaux critères à l’ensemble de nos devis pompes à chaleur air/air, afin que chaque proposition mentionne clairement l’éligibilité au taux réduit.

FAQ : la baisse de TVA sur les PAC air/air en 2026

Depuis quand la TVA à 5,5 % s’applique-t-elle aux PAC air/air ? Depuis le 18 juillet 2026, date d’entrée en vigueur de l’arrêté du 13 juillet 2026, publié au Journal officiel le 17 juillet 2026.

Toutes les PAC air/air sont-elles éligibles au taux réduit ? Non. Seuls les appareils atteignant certains seuils de performance énergétique sont concernés : au minimum la classe A++ pour un mono-split et A+ pour un multi-split jusqu’à 12 kW, en chauffage comme en refroidissement.

La TVA réduite s’applique-t-elle aussi à la pose ? Non, la main-d’œuvre reste taxée à 10 %, comme c’était déjà le cas auparavant. Seul le taux appliqué au matériel change, passant de 20 % à 5,5 % pour les appareils éligibles.

Puis-je installer moi-même ma PAC air/air pour bénéficier du taux réduit ? Non. Le taux de 5,5 % ne s’applique que si la fourniture et la pose sont réalisées par un professionnel. Une installation en auto-pose reste taxée au taux normal.

Mon logement est-il concerné ? Le taux réduit s’applique aux logements achevés depuis plus de deux ans. Les logements neufs ou en cours de construction n’y sont pas éligibles.

Puis-je cumuler la TVA réduite avec MaPrimeRénov’ ? Non, la PAC air/air n’est pas éligible à MaPrimeRénov’. En revanche, les Certificats d’Économie d’Énergie (CEE) restent mobilisables et cumulables avec la baisse de TVA.

Quelle économie puis-je espérer sur mon projet ? Pour un mono-split à 2 500 €, l’économie est d’environ 360 €. Pour un multi-split à 6 000 €, elle atteint environ 850 €. Le montant exact dépend du prix de votre équipement.


Vous voulez profiter de la TVA à 5,5 % sur votre pompe à chaleur air/air ?

Nos experts PAC Energie vérifient avec vous l’éligibilité de votre projet et vous accompagnent de A à Z, du choix de l’appareil performant jusqu’à l’installation par nos équipes RGE.


Sources réglementaires :
article 278-0 bis A du Code général des impôts (modifié par l’article 92 de la loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026) ; arrêté du 13 juillet 2026 publié au JORF n° 0165 du 17 juillet 2026, texte n° 39
Fédération Française du Bâtiment, « Pompe à chaleur air/air : enfin une TVA à 5,5 %, 17 juillet 2026

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